– Action de soutien à Meghan Murphy visée par les lobbies de l’industrie du sexe

Nous publions ici une lettre ouverte collective signée par de nombreuses ONG et personnalités féministes – et dont nous sommes bien évidemment cosignataires – pour dénoncer la complaisance que manifeste le média RABBLE.CA face à une chasse aux sorcières organisée par le lobby de l’industrie du sexe pour faire censurer sa principale éditorialiste féministe. Vous êtes invitéEs à signer cette lettre et l’envoyer à rabble.ca : soit par mail à editor@rabble.ca soit en twittant à @rabbleca

Pour rappel Meghan Murphy est journaliste, vous avez déjà lu quelques-uns de ses textes sur notre site. Suite à une odieuse campagne misogyne dirigée contre elle, une pétition a été créée notamment pour qu’elle ne perde pas son travail comme le réclame le lobby pro prostitution, n’oubliez pas de la signer !! (un storify résumant l’affaire disponible ici)

Enfin, la version originale de ce texte (et ses versions françaises, allemandes, espagnoles) ainsi que l’intégralité des signatures mises à jour se trouve ici : http://thefinalwave.wordpress.com/2015/05/11/open-letter-to-rabble-re-meghan-murphy/

LETTRE OUVERTE À RABBLE.CA À PROPOS DE MEGHAN MURPHY

Nous, les soussignées, tenons à vous faire part par la présente de notre profond mécontentement après avoir lu la réponse de rabble aux attaques dont fait l’objet Meghan Murphy.

Depuis quelques semaines, Meghan Murphy est la cible d’une charge violente et coordonnée qui la vise, elle, explicitement, à titre de porteparole de principes féministes qui sont essentiellement les nôtres, charge qui est également dirigée contre les femmes, en général, et contre les féministes, en particulier.

Cette violente campagne, déclenchée par un article de Playboy et amplifiée par une pétition digne du mouvement masculiniste et soutenue par des femmes connues pour leurs efforts de lobbying pro-prostitution, prend sa source dans un court texte que Meghan Murphy a écrit en réaction à une série de photos de nus d’une femme trans connue, Laverne Cox. Dans son billet, Meghan Murphy critique cette notion qui voudrait qu’une femme ou une femme trans qui publie des photographies d’elle à caractère sexuel, voire pornographique, pose par là un geste d’« empowerment », autrement dit, un geste d’émancipation. Nous ne voyons pas en quoi un tel texte pourrait être qualifié de « transphobe ». Cela dit, nous croyons aussi que le mot « transphobie », comme son acolyte lexical « putophobie », est un terme aussi galvaudé que controversé. Pour celles et ceux d’entre nous qui croyons encore aux principes de la vie démocratique et aux règles de la déontologie journalistique, il est troublant de voir une analyse critique transformée en « phobie » et en « attaque personnelle », ce qui empêche toute possibilité de dialogue rationnel.

Dans la mesure où les prétentions selon lesquelles l’article de Meghan Murphy serait discriminatoire ou blessant pour les personnes trans ne reposent sur aucun argument sensé, nous pensons que l’ampleur et la violence de cette attaque menée contre elle et les idées qu’elle défend s’enracine dans une entreprise plus vaste de marginalisation et ultimement de silenciation des femmes et des féministes qui partagent sa vision des choses, une lutte politique qui est aussi la nôtre.

Comme en atteste son travail chez Feminist Current et rabble, Meghan Murphy a adopté une position féministe ferme, fondée sur des principes clairs, concernant l’institutionnalisation de l’oppression et de l’exploitation des femmes dans la prostitution et en faveur de l’abolition de la prostitution, à commencer par la criminalisation des hommes à la tête de l’industrie de la prostitution, les proxénètes et trafiquants, et des consommateurs du corps des femmes, les clients.

Cette question a créé et continue de créer d’importants différends entre de nombreux groupes d’intérêts et dans divers milieux, ce qui a donné lieu à un effort concerté de la part de l’industrie du sexe et des personnes qui en vivent, qui comprennent souvent des femmes, pour attaquer, calomnier, traquer, harceler et menacer toute femme – ou tout homme – qui met un tant soit peu en péril le magot des exploiteurs des femmes prostituées. Nous avons constaté que rabble a toujours appuyé, publié et accordé une très grande marge de manœuvre à ces diffamateurs, et ce, aux dépens d’une argumentation rationnelle, d’un réel débat et de discussions hétérogènes, en ne se positionnant pas clairement en regard de cet enjeu.

Chez rabble, la seule collaboratrice qui se démarque avec limpidité et intelligence du consensus tacite qui s’y est formé autour du féminisme et de la prostitution, c’est Meghan Murphy. Contrairement au lobby pro-prostitution, aux groupes antiféministes et à de nombreux transactivistes, Meghan Murphy produit des analyses rigoureuses et emploie des arguments réfléchis et logiques dans les articles qu’elle publie dans Feminist Current et rabble. Parce que ses détracteurs n’ont pas réussi à démonter ses arguments, ils s’en remettent plutôt à d’odieuses attaques personnelles et à la création de faux mouvements spontanés. Ces attaques mettent désormais en péril son emploi et sa carrière, non seulement chez rabble, mais dans ses autres domaines d’activités.

En tant que femmes et féministes qui comptons sur l’intégrité journalistique de Meghan Murphy et sur sa capacité à réfléchir et écrire avec rigueur et lucidité, la présente situation nous inquiète grandement. Nous appuyons Meghan Murphy, et nous nous opposons avec véhémence aux efforts déployés pour la faire publiquement taire.

Cette affaire nous projette aussi au-delà de Meghan Murphy ellemême, aux fondements mêmes du journalisme, de la démocratie et de la valeur que l’on accorde au discours que peuvent tenir dans l’espace public divers groupes qui sinon n’auraient pas voix au chapitre. Il est évident que nous vivons des temps difficiles sur le plan politique, en raison de la polarisation que créent les clivages idéologiques importants et nombreux qui divisent les communautés opprimées en termes d’enjeux politiques et « culturels ». Bien qu’il ne soit sans doute pas possible pour rabble d’adopter une position éditoriale claire dans tous les dossiers, en tant que lectrices et lecteurs de rabble, nous exigeons que vous offriez à tout le moins un environnement propice aux échanges rationnels et où les attaques injustifiées ne sauraient être tolérées.

Bon nombre des billets de blogue et textes d’opinion que vous avez accueillis dans votre site ont contrevenu à ces exigences de base. On semble y favoriser les attaques personnelles contre celles et ceux qui défendent certains points de vue seulement, ce qui a eu pour effet de disculper les auteurs de la violente campagne menée contre Meghan Murphy et ses sympathisantEs. En ne prenant pas fermement position et en refusant de produire une déclaration d’appui non équivoque au travail journalistique de Meghan Murphy, qui publie dans vos pages numériques, rappelonsle, et qui est appréciée par une foule de femmes, de féministes et d’alliés masculins qui adhèrent aux principes féministes, vous devenez un acteur de la chasse aux sorcières en cours. Ce faisant, non seulement la rédaction de rabble nuit à Meghan Murphy, tant dans sa vie personnelle que professionnelle, mais elle contribue à étouffer la conversation publique sur des questions complexes et délicates qui ne sont tout simplement pas abordées dans les médias traditionnels.

Nous pensons que rabble se doit de réaffirmer son engagement à donner la parole au plus important groupe de personnes opprimées de l’humanité, les femmes, et en particulier les femmes autochtones, racisées et démunies, à leur offrir un auditoire et une tribune où poursuivre le débat dans une enceinte civilisée. Nous aimerions que la rédaction de rabble produise une nouvelle déclaration par laquelle elle reconnaît la responsabilité qui lui incombe de traiter son personnel et ses auteurEs, ainsi que le mouvement féministe national et international, avec professionnalisme et intégrité.

Cordialement,

ORGANIZATIONS :

Feministas of Canada

S.A.N.T.A.S. (Uruguay – Argentina – Spain)

Mujeres de AgrupaciÛn Lucretia Barredes (Uruguay)

Lunas Lesbianas Feministas (Mexico)

The Störenfriedas, German Blogger Group

Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter

WoLF ( Women’s Liberation Front)

Deep Green Resistance

ROSE (Remember our Sisters Everywhere)

CATWA (Coalition Against Trafficking in Women Australia)

CLES (Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle)

LAWC (London Abused Women’s Centre), London, ON

Women Fight Back, Vancouver Island, BC

Newfoundland and Labrador Feminists and Allies

The Resist Collective, Vancouver, BC

NorMAC (Nordic Model in Australia Coalition)

Collective Shout Australia

Persons Against Non-State Torture

EVE (formerly Exploited Voices now Educating)

Sisyphe.org

Le collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement, Le CAFES

INDIVIDUALS:

Alena Nikole, WoLF

Alexandra Pelletier, Montreal, Quebec

Ali Bee, Norwich, UK

Amanda Thornhill, Parrish, FL, USA

Ana Popovic, Montréal, QC, community organiser

Andrea Stumpf, Vancouver, BC

Angie Conroy, Cambodia

Anna Hoheide, Blogger

Anne-Marie Bilodeau, avocate retraitée, Montréal, QC

Aoife Emily Hart, Vancouver, BC

Betty Qi, Stouffville, ON

Bo Novak, Bath, England

Brigitte Tucker, Australia

Carol Hanisch, Ellenville, NY, USA

Caroline Laplante, animatrice en art collectif, Québec

Caroline Werner, LISA Wiesbaden, DIE LINKE (german left party)

Cassaundra Blythe, Havelock, ON

Catherine Weiss, Melbourne, Australia

Cathryn Atkinson, Squamish, BC

Celia A. Nord, Chase, BC

Chantale Caron, directrice générale, Centre de prévention du suicide  Pierre-de-Saurel, Québec

Cheryl Lynn Bergen BSW, RSW, Prince Albert, Saskatchewan

Chloe Gustella, Melbourne, Australia

Chris Cherry, Writer and Former Communications Director, SC Democratic Women’s Council

Chris Hedges, Journalist, Princeton, NJ, USA

Chris McDowell, Vancouver, BC for ROSE (Remember Our Sisters Everywhere)

Christine Boyle, Q.C., Professor Emeritus, Allard School of Law, University of British Columbia

Claire Young, Professor Emerita, Allard School of Law, University of British Columbia

Colette Price Swietnicki, New York City, NY, USA

Colleen Fuller, Vancouver, BC

Colleen Glynn, Richmond, BC

Coralie Allison, Director, Collective Shout Australia

Coralie Pittman, Melbourne, Australia – Collective Shout

D.  Klaric, Toronto, ON

Danielle Cormier, Vancouver, BC

Danielle de Ronde, Ottawa, ON

Derrick Jensen, Crescent City, CA, USA – Deep Green Resistance

Diana Boston

Diana Salles, Emoryville, CA

Diane Matte and Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

Didier Bois, abolitionnist activist, Paris, France

Dominique Bernier

Dr Meagan Tyler, Feminist Academic, Melbourne, Australia

Dr. Erin Graham, Vancouver, BC

Dr. Helen Pringle. Senior lecturer U.N.S.W (University of New South Wales)

Dr. Julian Vigo, London, UK

Drew Walker, London, ON

Elaine Audet, directrice des Éditions Sisyphe, Montréal

Elaine Grisé, MA in Sexology, Women’s Centre Coordinator, Montréal, QC

Elizabeth Ann Coulter, Grandview, MO, USA

Elizabeth Fleetwood, Australia

Elizabeth Hungerford, Maynard, MA, USA

Elizabeth Pickett, Founder- Feministas of Canada

Elizabeth Sheehy, FRSC, Shirley Greenberg Chair for Women and the Legal Profession, University of Ottawa, Faculty of Law

Emanuel Marcos Abinzano, Cordoba, Argentina

Emily Bagnald, WoLF, occupied Mi’kma’ki (aka Nova Scotia, Canada)

Emily Pascall

Emma Anstruther, Cambridge, MA USA

Emma Walker, London, ON

Erin D. Jackson, Albuquerque, NM, USA

Ernesto Aguilar, Houston, TX, USA

Estrella Sicardi, Montevideo, Uruguay

Florencia Negreira, Canelones, Uruguay

Françoise Pelletier, feminist, M.A. Art-thérapie, Mental health counselor, Maison alternative de développement humain inc, Saint-Hyacinthe, QC

Frank Austin, Atlanta, GA, USA

Gail Dines, Professor and founder, Stop Porn Culture, Boston, MA, USA

Hanna Dahlberg, Blogger, Die Stˆerenfriedas, Germany

Hélène Morin

Hilla Kerner, Vancouver, BC

Inge Kleine, Munich, Germany (Abolition 2014)

Isla MacGregor, NorMAC, Australia

Jacqueline Gullion, Vancouver, BC

Jacqueline Sephora Andrews, Seattle, WA, USA

Jan Watson- South Coast Environment Group WA

Janet Hacker, Victoria, BC

Janet Suarez, Canleones, Uruguay

Janice Latisha Betts, Manti, Manabi, Ecuador

Janine-Heather Goodrum, Wagga Wagga, NSW, Australia

Jeanne Sarson, Truro, NS

Jenifer Walker, London, ON

Jennifer White, London, ON

Jess Martin Dueck, Exploited Voices’ Allies (EVA)

Jewelles Smith, Artist, BC

Johanna te Boekhorst, Chilliwack, BC

Johanne Heppell, translator, Plaisance, Québec

Johanne St-Amour, Québec

Jonah Mix, Deep Green Resistance, Crescent City, CA

Judith M‰rz, Blogger, Germany

Julie Bindel, Author, Journalist, Feminist Campaigner, UK

Karina Ansolhabere, Montevideo, Uruguay

Katarina Vidovic, Croatia, EU

Kate Graham, Edinburgh, Scotland

Kathleen Barry, Ph.D., Sociologist and Professor Emerita

Kathy Miriam, Santa Fe, NM, USA

Kathy Scarbrough, E. Brunswick, NJ, USAKim Pate, Sallows Chair in Human Rights – Faculty of Law, University of Saskatchewan and Executive Director – Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS)

Komal Gilani, Austin, Texas

Krista Sawchuk, London, ONKylee Nixon, Edmonton Supporters of Protection of Communities and Exploited Persons Act, Edmonton, AB.Laurel Long, MD, USALeah Harwood, Toronto, ONLee Lakeman, Vancouver, BCLeslie Gildart, Boston, MA

Laurel Long, Maryland, USA

Lierre Keith, California, USA, co-founder – WoLF

Lily Munroe

Linda MacDonald, Person Against Non-State Torture, Truro, NS

Lira Laluz, Montevideo, Uruguay

Lisa J. Whelan, London, UK

Lise Bouvet, Ressources Prostitution, Paris, France

Lorna Garano, El Cerrito, CA, USA

Luke Bourke, Melbourne, Australia

Lynda Davies, Former Frontline Worker – VAW, Ottawa, ON

Madeline Beckett, St. Louis, MI, USA

Maggie Jihan, Knox, ME, USA

Manuela Schon, LISA Wiesbaden, DIE LINKE, Member of City Parliament, Wiesbaden, Germany

Margaret McCarroll, London, ON

Marie Hume, Mannum, South Australia

Marie-Andrée Boivin, militante pour les droits des sourds et des femmes, maîtrise en communications – profil média expérimental, UQAM, Montréal, Québec

Marie-Pier Lauzon, Québec

Marina de Carneri, Roverto, Trento, Italy

Marion Wallace, Memphis, TN, USA

Martin Dufresne, Editor/translator/activist, Montréal, Qc

Martine Roucole, FRANCE, Militante Osez le Féminisme

Mary Ceallaigh, Tucson, AZ, USA (WoLF member)

Mary Ceallaigh, WoLF

Mary Lou Jones, London, ON

Mary Moylan, St. John’s, NL

Mathew Gustella, Melbourne, Australia

Matthew B. Ezzell, PhD, Assistant Professor of Sociology, Department of Sociology & Anthropology, James Madison University, Harrisonburg, VA, USA

Matthew Holloway, Australia

Max Dashu, Suppressed Histories Archives, CA, USA

Max Wilbert and Deep Green Resistance Seattle

Maya Shlayen, feminist activist & journalism student

Megan Bourke, Melbourne, Australia

Megan Walker, London Abused Women’s Centre, London, ON

Michelle Hurtibise, London, ON

Michelle Lyn Jones, Winchendon, MA – Deep Green Resistance

Micheline Carrier, éditrice de Sisyphe.org, Montréal, Québec

Miep Rowan O’Brien, Carlsbad, NM, USA (WoLF member)

Miranda Yardley, Essex, United Kingdom

Mira Sigel, Feminist Blogger, Germany

Monica Moore, Melbourne, Australia

Monique Carbonell, Lilburn, GA, USA

Morris Dalla Costa, Journalist, London, ON

Myrian Machain, Sydney, Australia

N. Fraser, Guelph, ON

Naida Pintul, Heidelberg, Germany

Nancy J. Meyer, Hyattsville, MD, USA

Natacha Rault, Geneva – Switzerland – economist

Nicholas James, Ottawa, ON

Nicole Jameson, Collective Shout, Adelaide, Australia

Orla Hegarty, BMath, MASc, WoLF member, Newfoundland & Labrador Feminists and Allies

Otilia Puiggros, PhD Candidate, Université du Québec en Outaouais

Owen Lloyd, Deep Green Resistance, Port Orford, OR

Patricia Antuna, Montevideo, Uruguay

Patricia Karina Vergara Sanchez, DF, Mexico

Paul Lavergne, MACP, The Turning Point Counselling, Peterborough, ON

Paula Schmidt, Vernon, BC

Paulette C.Turcotte, Victoria, BC

Pei-Ju Wang, Ottawa, ON

Peter Maxwell, Melbourne, Australia

Rachel Goodine, Victoria, BC

Rebecca Huntington, Lansing, MI, USA

Rebecca Thornhill, Ottawa, ON

Rebecca Whisnant, Associate Professor of Philosophy, Director of Women’s and Gender Studies, the University of Dayton, OH, USA

Reece K. Sellin, Fort Saskatchewan, AB

Rhéa Jean, PhD Philosophy, Université Laval, Université de Sherbrooke, founding member of La CLES

Robert Jensen, University of Texas, Austin, TX, USA

Rose Sullivan, Québec,  Le collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement, Le CAFES

S.C. Gillett, Toronto, ON

Samantha Berg, journalist, co-founder – WoLF

Sanda Rogers, Ottawa, ON

Sara Lynn, Bracebridge, ON

Sarah Forrester, London, ON

Shanie Roy, Montréal, QC

Shannen Bethune, Mount Waverley, Melbourne, Australia

Sheila Jeffreys, Professor, University of Melbourne, Australia

Sheila McIntyre, Ottawa, ON

Shelagh Day, CM, VAncouver, BC

Simone Andrea, Fremantle, Australia

Simone Watson, Director NorMAC, Australia

Solveig Senft, Terre des Femmes, Germany

Sophia Chaudhary

Spider Redgold, The Feminine Byte, Sydney, NSW, Australia

Sue Breeze, Windsor, ON

Susan Barley, Australia

Susan Boyd, Vancouver, BC

Suzan Attwood, Snellville, GA, USA

Sylvia Black, co-founder WoLF, Atlanta, GA, USA

Tamara Gorin, poet and front line anti-poverty and housing worker, Vancouver BC

Tatjana Cherifi, LISA Wiesbaden, Germany

Terre Spencer, Peachtree Corner, GA, USA

Thistle Pettersen, Madison, WI, USA

Trish Oliver, Beaver Hall Artist, Toronto, ON and co-founder – WoLF (Women’s Liberation Front)

Trisha Baptie, Vancouver BC and EVE (formerly Exploited Voices now Educating)

Trisha Wilson-Singer, Mississauga, ON

Ulla Wojciechowski, translator, Oberhausen, Gemany

Veronica Penfold, Windsor, ON

Victoria Humak, Atlanta, GA, USA (WoLF member)

Wendy Lewis, London, ON

Whitney Austin, Atlanta, GA, USA

Wynell Austin, Atlanta, GA, USA

Yolande Clarke, Queenstown, NB

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traduction française : Johanne Heppell et Lise Bouvet.

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