– Prostitution : CE QUI A CHANGÉ CETTE ANNÉE AU CANADA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE, 17 DÉCEMBRE 2014, 11 H – DIFFUSION IMMÉDIATE

Le 17 décembre, dignité et sécurité pour TOUTES les femmes

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Pour l’organisation Zéromachos Québec, la loi C-36 est un premier pas vers un pays où les hommes ne prostitueront plus des femmes qui auront d’autres choix. Comme la Suède, l’Irlande, la Norvège, et l’Islande, le Canada a pris – avec une réforme avant-gardiste du Code criminel – la décision de tenir tête à ceux qui veulent faire de nos sexualités une industrie.

En mettant fin à la criminalisation des femmes en situation de prostitution et en ciblant mieux leurs exploiteurs, le Canada offre à toutes les femmes défavorisées un gage de dignité et de sécurité.

À preuve, PAS UNE femme n’a été tuée en Suède depuis l’adoption du modèle nordique en 1999, contrairement à l’Allemagne et aux Pays-Bas qui ont normalisé l’exploitation sexuelle et où des femmes continuent à être violentées et tuées derrière des portes closes.

Zéromachos Québec se félicite du retrait d’un privilège masculin inéquitable et presse le gouvernement québécois de mettre en œuvre les nouvelles dispositions du Code pénal qui dissuaderont proxénètes et tenanciers de bordels de continuer à exploiter les femmes et les jeunes les plus démuni-e-s.

Quant aux hommes, non-clients dans l’immense majorité, Zéromachos Québec les invite à appuyer financièrement, non ces entremetteurs, mais les organismes de charité qui offrent aux femmes des alternatives à la prostitution et des programmes de sortie du milieu.

Nous ne sommes pas si esclaves de nos pulsions qu’il faille nous sacrifier les droits de nos compagnes.

CE QUI A CHANGÉ CETTE ANNÉE AU CANADA

Avant C-36 : La prostitution était considérée comme un outrage aux mœurs.

Après C-36 : Elle est reconnue comme une forme de violence envers les femmes.

Avant C-36 : Les femmes réduites à la prostitution étaient criminalisées et harcelées PAR LA POLICE pour communication à la vue du public à des fins de prostitution.

Après C-36 : La loi C-36 décriminalise la communication aux fins de prostitution (partout sauf au voisinage immédiat d’écoles, de garderies ou de terrains de jeux).

Avant C-36 : Les hommes avaient le privilège d’acheter impunément des actes sexuels.

Après C-36 : L’achat d’actes sexuels devient interdit.

Avant C-36 : Il était interdit de se trouver à l’intérieur d’un logement qualifié de « maison de débauche ».

Après C-36 : Les personnes prostituées n’encourent plus aucune interdiction pour activité prostitutionnelle à l’intérieur.

Avant C-36 : Tout-e colocataire ou employé-e d’une femme prostituée pouvait être accusé de proxénétisme.

Après C-36 : Définition resserrée pour ne cibler que les personnes « tirant un profit matériel de la prostitution d’autrui dans des situations d’exploitation », en excluant nommément les situations de non-proxénétisme.

Avant C-36 : Les proxénètes pouvaient annoncer comme autant de marchandises les femmes dont ils vendaient les services.

Après C-36 : La publicité sera limitée à celle de ses propres services par la personne prostituée.

Avant C-36 : Il n’existait aucun programme subventionné de sortie de la prostitution.

Après C-36 : Le gouvernement s’est engagé à attribuer 20 millions $ sur 5 ans aux programmes de rétablissement destinés aux personnes prostituées et administrés par des organisations de première ligne.

Pour en savoir plus : http://JUSTICE.GC.CA/FRA/PR/PR-RP/AUTRE-OTHER/PROTECT/P1.HTML

zeromacho.quebec@gmail.com

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