– Des études jettent la lumière sur le sombre univers des consommateurs de pornographie juvénile

Par Cheryl Wetzstein, le Washington Times

Le lundi 20 Janvier 2014

« Qu’est-ce que la pédopornographie en ligne et qui en regarde? Une étude menée en 2011 sur diverses affaires pénales vient d’offrir quelques réponses.

Dans 605 causes ayant débouché sur une arrestation pour possession de pornographie juvénile en ligne, les délinquants ont souvent des images de jeunes enfants, y compris des bébés et des tout-petits, ont déclaré des chercheures du Crimes Against Children Research Center de l’Université du New Hampshire.

Dans près de 70 pour cent des cas, les images étaient « surtout des filles », et dans les autres cas, il s’agissait « surtout d’images de garçons » ou d’enfants « des deux sexes ».

Lorsque la poplarité de ces images a été évaluée en fonction de l’âge des victimes, il est apparu clairement que les enfants âgés de 6 à 12 ans étaient fortement préféré-e-s par les consommateurs de pornographie juvénile. Ceux-ci consommaient également des images d’adolescent-e-s, dans 67 pour cent des cas.

Le monde de la pornographie impliquant des enfants, grandement facilitée par l’essor de l’Internet, bénéficiera d’un nouvel examen mercredi, quand la Cour suprême des USA abordera une cause très attendue portant sur les dommages-intérêts dûs ou non aux victimes par les spectateurs de cette pornographie.

Un constat inquiétant, c’est que la proportion de causes impliquant des victimes qui étaient des bébés et des enfants en bas âge – 28 pour cent – est aujourd’hui plus élevée que dans une analyse similaire menée en 2000, ont dit la chercheuse Janis Wolak et ses collègues dans leur étude de 2011, « Child Pornography Possessors: Trends in Offender and Case Characteristics », parue dans la revue savante Sexual Abuse*.

Dans la communauté des consommateurs de pornographie juvénile, 99 pour cent des 605 délinquants étaient des hommes, et 89 pour cent d’entre eux étaient blancs, ont spécifié Mme Wolak et ses collègues.

Environ la moitié des délinquants avaient 39 ans ou moins, et 69 pour cent étaient célibataires. Soixante et un pour cent avaient un emploi, un nombre moins élevé que dans l’étude de 2000.

Ironie du sort, seulement 5 pour cent d’entre eux étaient des délinquants sexuels reconnus, et on a diagnostiqué de la pédophilie ou d’autres troubles sexuels chez seulement un pour cent des membres de ce groupe.

Bon nombre de ces délinquants possédaient des collections énormes de pornographie juvénile. Environ 20 pour cent d’entre eux avaient plus de 1000 images fixes, et 16 pour cent du groupe avaient plus de 50 vidéos pornographiques.

Un autre constat alarmant est que le nombre de délinquants alimentés par ce qu’on appelle les réseaux de partage de fichiers « peer -to-peer » – qui contournent les serveurs centralisés et permettent aux gens de partager du matériel directement d’un ordinateur à l’autre – est passé de 4 pour cent en 2000 à 28 pourcent en 2006, une augmentation de 700%.

Ces « utilisateurs de p2p » étaient plus susceptibles que les autres délinquants d’avoir d’énormes collections d’images particulièrement explicites et de vidéos de très jeunes enfants exploité-e-s, ont constaté Mme Wolak et ses collègues. »


*http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21349830

Source: http://www.washingtontimes.com/news/2014/jan/20/studies-shine-light-on-dark-world-of-child-porn/print/

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