– Amnesty se rangera-t-elle du côté des proxénètes contre les femmes?

Pétition adressée à Amnesty International

Nous exigeons qu’Amnesty International écoute les survivantes et rejette la proposition suivante, qu’elle fait présentement circuler pour consultation, qui appelle à décriminaliser tous les aspects de la prostitution, à commencer par l’achat de prostitution:

«La criminalisation des relations sexuelles entre adultes volontaires, qu’elles aient lieu pour un gain monétaire direct ou autrement, menace les droits à la santé, à la non-discrimination, à l’égalité, à la protection de la vie privée et à la sécurité des personnes.» (scribd.com/doc/202126121/Amnesty-Prostitution-Policy-document)

Cette proposition d’Amnesty International, rendue publique il y a dix jours par The Daily Mail  à Londres, aurait pour effet de lever tout contrôle sur tous les aspects du système prostitutionnel: achat d’actes sexuels, proxénétisme, tenue de bordel, traite à des fins sexuelles. Elle viole les droits humains fondamentaux et la dignité des personnes prostituées. Elle nie le lien inextricable, maintes fois démontré, qui lie la prostitution à l’exploitation des mineur-e-s, à la traite des personnes et à la violence sexiste.

Avec la phrase suivante : «…Le désir et l’activité sexuels sont un besoin humain fondamental. Le fait de criminaliser les personnes qui sont incapables de ou qui NE SOUHAITENT PAS répondre à ce besoin par un moyen plus traditionnellement reconnu, et qui donc achètent des actes sexuels, peut constituer une violation de leur droit à la vie privée et saper leurs droits à la liberté d’expression et à la santé », Amnesty International démontre vouloir prioriser un «droit à l’achat de sexe» plutôt que la protection des droits fondamentaux des personnes prostituées (rebaptisées par Amnesty «travailleurs du sexe»), droits qui sont violés quotidiennement dans le monde. Cette position est catégoriquement opposée aux articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qu’Amnesty International prétend défendre.

De fait, l’utilisation même d’un vocabulaire de production commerciale dans leur proposition, par exemple les mots «travail du sexe», «travailleurs du sexe») révèle l’engagement d’Amnesty International à une capitalisation maximale du «contexte imparfait» dont ils admettent eux-mêmes que c’est la raison pour laquelle tant de personnes entrent dans la prostitution et deviennent captives de son cycle d’exploitation et de violence. Le terme de «travailleur du sexe» a non seulement un caractère Orwellien, mais il manifeste un positionnement déjà avéré – celui de se ranger avec le lobby pro-prostitution, avec sa longue histoire documentée d’imposition du silence et de violence à l’égard de celles et ceux qui dénoncent les horreurs de cette «industrie» dont l’exploitation des personnes est physique, sexuelle, affective et économique.

Avec cette proposition, Amnesty International s’éloigne de la défense des droits des personnes pour se rallier à un modèle industriel à but non lucratif de défense des droits, où elle met la «participationinternationale» et les voix des «défenseurs des droits de l’homme de première ligne» au-dessus de celles des personnes à qui elle prétend venir en aide – celles qui souffrent réellement ou qui sont vulnérables aux abus des droits de la personne qu’Amnesty International dit combattre.

Tout en prétendant défendre les droits des personnes enchâssés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, Amnesty International cherche en fait à faire modifier les lois et les normes énoncées dans ces déclarations internationales. C’est le sens de leur campagne de pression visant à faire légaliser le privilège masculin d’acheter des actes sexuels en toute impunité, un objectif diamétralement opposé à la protection des personnes vulnérables à l’exploitation genrée et à la violence endémiques à la prostitution.

Le caractère genré du phénomène de la prostitution est catégoriquement nié dans la proposition d’Amnesty, là où elle affirme que les femmes ne sont «pas les seules à se livrer à la prostitution». Celles-ci constituent néanmoins l’immense majorité de la classe prostituée. Le déni de ce caractère genré de la prostitution (que révèle l’analyse de l’inégalité sexuelle) équivaut à nier que les droits des femmes sont des droits humains. Et tandis que la proposition d’Amnesty International énonce clairement que «les États doivent prendre toutes les mesures appropriées pour prévenir la violence et l’exploitation des enfants», elle ne prend aucun engagement semblable pour ce qui est des femmes ou autres personnes prostituées.

Nous sommes ici pour affirmer que les droits des femmes sont des droits humains. Les droits des survivantes sont aussi des droits de «travailleurs du sexe». Nous sommes ici pour vous dire que l’utilisation des termes «travail du sexe» et «travailleurs du sexe» offense celles d’entre nous qui savons que l’argent n’égale pas le consentement et que, peu importent les lois que peuvent mettre en place des politiques néolibérales, personne n’a le «droit» d’acheter une personne pour sa gratification sexuelle. Pour ces raisons, nous exigeons des excuses pour l’abus de confiance qu’a commis Amnesty International en se ralliant au lobbying de l’industrie du sexe contrairement à son mandat d’organisme de défense des droits humains.

Nous exigeons également que tout processus de consultation internationale entrepris par Amnesty sur cet enjeu de la prostitution intègre nécessairement des organisations de survivantes, constituées de personnes représentatives des femmes prostituées qui soient en mesure de parler librement de leur vécu de violence, d’exploitation et de traite. En d’autres termes, il importe de faire entendre les voix de celles qui sont marginalisées par l’industrie avant la promulgation de toute proposition ou programme général.

Signez la pétition ci-dessous avec nous maintenant pour que soient entendues les voix des survivantes de la prostitution !

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Déclaration de l’organisation SPACE INTERNATIONAL

(SPACE = Survivors of Prostitution Abuse Calling for Enlightenment)

Nous, les membres de SPACE International, nous objectons dans les termes les plus forts possible à la position d’Amnesty International (AI) sur la question de la prostitution. Leur document de politique* récemment divulgué soutient que l’exploitation propre à la prostitution est une question d’autonomie et de choix; il ne mérite rien de moins que notre condamnation publique comme trahison des droits des femmes. En outre, c’est une position politique de principes qui ne peut être adoptée que si l’on accepte de passer sous silence les réalités de la façon dont les femmes et les filles se retrouvent dans la prostitution. En fait, cette industrie prospère en exploitant un manque flagrant d’autonomie et de choix; voir Amnesty International parler de la prostitution comme d’un «travail rémunéré librement choisi», c’est passer sou silence que rien dans l’exploitation sexuelle commerciale n’est librement choisi.

Nous nous opposons par tous les moyens au message et au ton de ce document, à commencer par son titre qui, en présentant la prostitution comme le «travail du sexe», occulte la nature même de la prostitution. La prostitution est une série de sévices, d’exploitation et de violences sexuelles exercées contre des êtres humains, le plus souvent des femmes et des filles, par d’autres êtres humains, habituellement des hommes plus âgés, qui sont en position de privilège relatif social, racial et financier par rapport aux êtres humains qu’ils achètent pour un usage et pour des sévices sexuels.

Aux fins du raisonnement, on peut reconnaître qu’une minorité restreinte de la population prostituée peut être décrite comme faisant le choix de la prostitution, mais la grande majorité des femmes en prostitution sont là à cause d’un manque de choix. Les politiques sociales doivent composer avec la condition de la vaste majorité des gens, et non à celle d’une minorité très restreinte. Partout sur la planète, on constate que les personnes en situation de prostitution sont, très majoritairement, les personnes les plus désavantagées aux plans économique et éducatif et les personnes vulnérables et dépossédées aux plans affectif, sexuel, racial et social. Malgré ces faits universellement reconnus, voilà qu’Amnesty International tente d’adopter une position qui contredit sa propre mission comme organisme de bienfaisance soucieux de protéger les droits de la personne.

Rappelons que la position proposée par Amnesty contrevient directement à des conventions des droits de l’homme reconnues de longue date. Elle contredit plusieurs instruments clés de l’ONU, y compris la Convention de 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de la prostitution d’autrui, qui soutient que la prostitution est «incompatible avec la dignité et la valeur de l’être humain». L’article 6 de la Convention surl ‘élimination de la discrimination à l’égard des femmes de 1979 (CEDAW) énonce une position similaire. Le Protocole de 2000 des Nations Unies visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes considère de façon semblable la prostitution comme une forme de traite lorsqu’elle a lieu dans certaines circonstances. Ce protocole décourage également la demande aux fins d’exploitation sexuelle commerciale.

La position d’Amnesty International, en appui à ce que Norma Ramos de CATW Phillipines a appelé «la plus ancienne oppression du monde»¹, place Amnesty, une défenderesse de longue date des droits humains, en alignement avec certaines des forces les plus brutales et violentes connues, celles des réseaux criminels organisés qui exercent l’activité extrêmement rentable de vendre des êtres humains pour le sexe, plutôt que du côté de leurs victimes, dont les droits se retrouvent laissés pour compte et niés. En fait, la position d’Amnesty International, ne fait pas que cautionner mais aggrave l’injustice de la prostitution en préconisant pour les prostitueurs un «droit d’acheter du sexe», dans ce document qui manifeste la plus bizarre inversion.

Nous conseillons aux membres de base d’Amnesty International d’examiner de très près la position pro-prostitution qui souille présentement la réputation d’AI et de tous ceux et celles qui lui sont associées.

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* «Dépénalisation du travail du sexe : Document de politique»

¹ Norma Ramos, «Face au trafic humain national», p. 6, U. Saint-Thomas, 2008.

Déclaration de STSU (Sexual Trafficking SurvivorsUnited)

Sex Trafficking Survivors United (STSU) est une organisation internationale fondée et dirigée par des survivantes. Nos 177 membres incluent des femmes et des hommes victimes de la traite sexuelle qui ont échappé à leurs trafiquants, souvent sans assistance, et qui ont fait cause commune pour mener une démarche de sensibilisation et pour aider les victimes de l’exploitation sexuelle commerciale. À titre de survivantes, nous savons que l’exploitation sexuelle commerciale comprend l’usage de la force, de la fraude et de diverses formes de coercition, comme la traite à des fins sexuelles. Il n’est tout simplement pas crédible de suggérer que la prostitution peut exister indépendamment de la traite sexuelle, du racisme et de la violence brutale. Nous savons que la demande masculine d’actes sexuels fait souffrir les personnes qui sont dans la prostitution. Les personnes autochtones et de couleur y sont particulièrement exploitées en raison du racisme et du colonialisme.

Nous avons été perturbées et déçues de voir Amnesty International recommander une décriminalisation complète des proxénètes et des tenanciers de bordels. Le grand public comprend – et, en tant que survivantes, nous savons – que l’exploitation sexuelle commerciale est contrôlée par le crime organisé. La proposition d’Amnesty ne fera que renforcer l’emprise de ces criminels sur les populations exploitées et vulnérables à travers le monde.

Nous avons trouvée choquante la suggestion d’Amnesty qu’un «droit de l’homme» autorise les hommes bien nantis, puissants (et généralement de race blanche) à acheter le corps de personnes plus jeunes, plus pauvres et plus vulnérables. Nous avons trouvé particulièrement cruel de voir Amnesty qualifier la prostitution de «choix». Comme le savent toutes les survivantes, les personnes aboutissent dans la prostitution par manque d’autres choix, et elles y sont généralement l’objet de coercition, de fraude, de sévices et de violence. Le mensonge selon lequel «la prostitution est un choix» ne sert qu’à stigmatiser et piéger plus encore la plupart des victimes d’exploitation sexuelle. Ce mythe donne du pouvoir à leurs trafiquants et agresseurs, tout en permettant de justifier l’arrestation et la marginalisation des personnes exploitées plutôt que de reconnaître la vérité qu’elles sont les victimes de multiples crimes. Il les prive également de mesures indispensables de soutien social.

STSU regroupe des coordonnatrices d’organisations guidées par des survivantes, qui offrent des services directs à des victimes mineures et adultes; notre organisation compte aussi des médecins et autres professionnel-le-s de la santé, des spécialistes en travail social, en thérapie familiale et en représentation de victimes d’actes criminels, ainsi que des universitaires.  Nous avons non seulement connu et échappé au monde complexe de la traite sexuelle mais, après avoir pansé nos plaies, beaucoup d’entre nous avons obtenu des diplômes, fondé des petites entreprises, établi des organismes à but non lucratif de soutien auxvictimes, et nous sommes mérité d’autres titres professionnels.

À titre de survivantes, nous sommes directement affectées par la proposition d’Amnesty International en matière de prostitution. Nous avons l’intention de réclamer des comptes à Amnesty. Nous insistons pour qu’Amnesty s’acquitte d’une complète transparence dans ce dossier, qu’elle implique comme parties prenantes la communauté mondiale des survivantes et qu’elle fasse preuve des normes éthiques élevées et de la diligence raisonnable qu’exigent des enjeux aussi importants des droits de la personne. Il est impératif que des personnes qui en exploitent sexuellement d’autres ne soient pas autorisées à parler au nom des exploitées. Ce phénomène est hélas trop courant.

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Soyons solidaires :

Signez et diffusez la pétition suivante, lancée par Simone, une survivante : https://www.change.org/en-AU/petitions/amnesty-international-demand-that-the-nordic-model-be-implemented-for-the-protection-of-prostituted-and-trafficked-human-beings

Assurez-vous de participer à la cyber-manifestation animée sur le réseau Twitter contre la proposition d’Amnesty : https://www.facebook.com/events/276227092528043/276505949166824/?notif_t=plan_mall_activity

Si vous êtes inscrit-e au réseau Twitter, joignez-vous aux efforts de l’internaute @invisiblechoice en utilisant le hashtag #questionsforamnesty pour faire réfléchir le parlement irlandais, qui étudie présentement l’opportunité d’adopter le modèle nordique d’intervention en appui aux femmes prostituées et en opposition à leurs exploiteurs. Un grand merci à Nia Thomas pour avoir lancé ce hashtag, et à Julie Bindel pour avoir commenté vigoureusement la proposition d’AI dès sa divulgation : Version française http://on.fb.me/1dYuV8X. Vous remarquerez que le lobby proxénète s’efforce depuis peu de détourner ce hashtag pour empêcher Amnesty de reconsidérer sa position.

En plus de celle qui figure ci-dessous, vous trouverez des illustrations confrontant Amnesty International à ses responsabilités ici : http://protest-resources.tumblr.com/
N’hésitez pas à en télécharger et distribuer gratuitement. Merci à @FrenchFem deTwitter pour sa proposition du concept de ce logo.

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Quelques réflexions supplémentaires :

«Il ne peut y avoir de compromis pour la prostituée – soit il est évident qu’il y a pas d’endroit sûr ou d’aspect sécuritaire pour elle dans la prostitution tant que les hommes ont le droit d’acheter des marchandises sexuelles, soit nous pouvons tout aussi bien être honnêtes et reconnaître que nous n’avons aucun souci de ce qui arrive à la classe prostituée car ces personnes ne sont pas suffisamment humaines à nos yeux pour mériter les droits les plus élémentaires.» – Rebecca Mott (http://rmott62.wordpress.com/ )

«Lorsque j’ai atteint 17 ans, mon père a conclu qu’il n’avait pas réussi à m’humilier, me battre et me torturer suffisamment pour me purger de mon homosexualité. Alors il m’a chassé de chez moi. Moins de deux heures après mon départ de la maison, j’étais déjà ciblé par un proxénète et violé par ses clients.» – Nicholas Al-Khadra (http://www.huffingtonpost.com/nikolaos-alkhadra/notes-from-a-chicago-escort_b_4426222.html)

«Une déclaration signée par 177 survivantes confirmées de la traite sexuelle, affiliées à l’organisation Sex Trafficking Survivors United (STSU), indique également que : «Sans les acheteurs de sexe tarifé, le trafic sexuel n’existerait pas. Si nous commencions à pénaliser et stigmatiser les acheteurs, nous pourrions mettre fin au trafic sexuel dans l’espace d’une vie… la prostitution n’est pas un crime sans victime, c’est une forme brutale de violence sexuelle.» –  Lauren Hersh (http://on.fb.me/18B6zAt)

«La majorité des femmes prostituées au Royaume-Uni sont des étrangères. Elles arrivent en grande majorité des pays les plus pauvres et, dans bien des cas, y sont amenées par la traite. Plutôt que de continuer à prétendre que l’achat de sexe est quelque chose qui se passe entre personnes égales et consentantes, nous devons nous pencher sur les réalités de l’industrie mondiale du sexe, souvent tissées de coercition et d’exploitation.»– Mary Honeyball (http://on.fb.me/1ej8hmC)

«Les forces qui sont à l’origine des disparitions et des assassinats de femmes et de filles autochtones sont les mêmes qui amènent des femmes et des filles autochtones à entrer dans la prostitution et à s’y retrouver piégées. Ces forces sont les hommes», a déclaré Cherrie Smiley de l’organisation Indigenous Women Against Prostitution. «La solution n’est pas de leur offrir nos femmes et nos filles sur un plateau d’argent en leur disant ‘Servez-vous’. La solution, c’est de leur dire: ‘Changez votre comportement.’» – Cherry Smiley (http://www.megaphonemagazine.com/articles/422/aboriginal-women-are-overrepresented-in-the-sex-trade-is-there-a-way-out)

«La partie la plus délicate de la prostitution est la suivante: elle est institutionnalisée comme un emploi, mais en même temps, quand la femme est payée, elle va faire de son mieux pour faire semblant qu’elle est là parce qu’elle adore ça. Elle va lui dire ‘Oh, je jouis, tu es le meilleur, tu es si sexy, tu m’allumes!’ et des choses comme ça. Elle fait de son mieux pour lui faire oublier qu’il la paie.

Alors allons-y, faites-en un métier comme un autre, mais alors nous avons le droit de rester inertes. Laissons toutes les femmes rester inertes à ne rien faire et se contenter de regarder leur montre et voyons à quel point les hommes aimeront cela. Non, la prostitution est un mensonge. C’est beaucoup trop simpliste de dire que c’est juste un travail.» – Kajsa Ekis Ekman (http://on.fb.me/1n2qk5g)

«Une fois pour toutes, mettons au rancart la question du consentement de la victime dans tous les cas de crimes sexuels. En réclamant du droit qu’il reconnaisse la prostitution comme une violation des droits de la personne, nous voulons remplacer un paradigme misogyne par un paradigme humanitaire.» – Kathleen Barry, Ph.D. (http://abolishprostitutionnow.wordpress.com/why-is-prostitution-a-violation-of-human-rights/)

L’Invisible Men Project (http://the-invisible-men.tumblr.com/) révèle les mots dont se servent les hommes pour évaluer leur traitement des femmes dans la prostitution. Sans chercher à confirmer, infirmer ou débattre de l’enjeu de la responsabilité des femmes ainsi décrites, nous vous invitons à considérer les choix des acheteurs… La plupart des citations proviennent du site Punternet UK, un groupe internet où les prostitueurs du Royaume-Uni se font fort d’évaluer les services qu’ils reçoivent. Chaque étiquette de prix indique le prix payé par l’homme pour ce service. Attention: Contenu choquant (http://the-invisible-men.tumblr.com/ )

Suggestion de message à adresser au Secrétariat international d’Amnesty International, à Londres, ainsi qu’à votre chapitre national d’Amnesty:

Amnesty International atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des femmes prostituées et des survivantes de la prostitution quand elle affirme qu’un «droit» d’acheter des actes sexuels a priorité sur les droits de la classe prostituée. Nous exigeons d’Amnesty International qu’elle rejette la proposition de dépénaliser tous les aspects de la prostitution et qu’elle présente des excuses publiques à toutes les survivantes de la prostitution. Nous exigeons en outre qu’Amnesty International révise son processus de consultation mondiale sur la prostitution afin d’y inclure des organisations de survivantes, de façon à ne pas exclure de sa consultation les voix les plus marginalisées des personnes ayant connu la violence, la coercition, l’exploitation, le viol et la traite comme une conséquence directe du «travail» dans la prostitution.
Veuillez croire à l’assurance de mon entière sincérité à cet égard.
[Vos nom et adresse]

LEURS ADRESSES :

Secrétariat d’Amnesty International : 1 Easton Street, London WC1X 0DW, UK

Ou http://www.amnesty.org/fr/contact

Amnesty International France : 76, bd de la Villette, 75940 Paris cedex 19 — France ou http://www.amnesty.fr/Contact/AI-France

Amnesty International Belgique Francophone : 9, rue Berckmans, 1060 Bruxelles – Belgique ou http://www.amnesty.be/doc/amnesty-c-est-quoi/nous-contacter/

Amnistie Internationale Canada : 50 Ste-Catherine O., bureau 500, Montréal H2X 3V4

Ou accueil@amnistie.ca

 

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